CRÉATION / GRENSGEVAL (BORDERLINE) - GUY CASSIERS & MAUD LE PLADEC
CRÉATION / GRENSGEVAL (BORDERLINE) - GUY CASSIERS & MAUD LE PLADEC

CRÉATION / GRENSGEVAL (BORDERLINE) - GUY CASSIERS & MAUD LE PLADEC

Du 18/07/2017 au 24/06/2017

Parc des Expositions - Avignon


CRÉDITS

Texte Elfriede Jelinek / Traduction Tom Kleijn

Mise en scène Guy Cassiers
Chorégraphie Maud Le Pladec
Dramaturgie Dina Dooreman
Scénographie, costumes Tim van Steenbergen
Lumière Fabiana Piccioli
Vidéo Frederik Jassogne
Son Diederik De Cock

Avec Katelijne Damen, Abke Haring, Han Kerckhoffs, Lukas Smolders
Et les danseurs Samuel Baidoo, Machias Bosschaerts, Pieter Desmet, Sarah Fife, Berta Fornell Serrat, Julia Godina Llorens, Aki Iwamoto, Daan Jaarsveld, Levente Lukacs, Hernan Manchebo Martinez, Alexa Moya Panksep, Marcus Alexander Roydes, Meike Stevens, Pauline van Nuffel, Sandrine Wouters, Bianca Zueneli

Production

Production Toneelhuis
Coproduction Festival d'Avignon, Le Phénix Scène nationale de Valenciennes, Centre chorégraphique national d'Orléans, La Filature Scène nationale de Mulhouse, Centre dramatique d'Orléans / Scène nationale d'Orléans
En collaboration avec le Conservatoire royal d'Anvers formation danse AP Hogeschool
Avec le soutien de la Ville d'Anvers, l'Onda pour la 71e édition du Festival d'Avignon

Les Suppliants de Elfriede Jelinek, traduction Magali Jourdan et Mathilde Sobottke, est publié aux éditions de L'Arche.


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Des réfugiés franchissent la Méditerranée. Au péril de leur vie, dans des bateaux de fortune, ils ne rencontrent sur la terre ferme qu'incompréhension ; un monde ambigu en proie à ses propres peurs et à ses questionnements, à la fois concerné et impuissant. Guy Cassiers, metteur en scène mais aussi directeur du théâtre de la ville d'Anvers, le Toneelhuis, choisit le texte engagé et provocateur de Elfriede Jelinek et propose une collaboration à la chorégraphe Maud Le Pladec pour interroger notre rapport à l'étranger et nos capacités de compréhension. « Nous ne pouvons, en réalité, parler que de nous-mêmes ». Si ce sujet est d'actualité, il trouve une représentation possible grâce à la distanciation du théâtre, de la danse et l'onirisme des images et la violence des mots de l'auteure autrichienne où font surface les grands textes mythologiques emplis de mouvements de population et de négociation autour de l'accueil. En trois temps, le texte et la création scénique sont à l'image des longues traversées cauchemardesques à travers le langage et l'espace, « à tel point que le spectateur en perd le fil, ne sachant plus par instant qui parle, des européens ou des réfugiés, parce que les paroles se confondent jusqu'à une certaine schizophrénie symbolique de notre société ». C'est alors que l'impuissance de tous est palpable.