Centre chorégraphique national de Tours

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CCNT
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Centre chorégraphique national de Tours

Direction : Thomas Lebrun depuis janvier 2012

Doté d’une ambition artistique de dimension nationale et internationale, le Centre chorégraphique national de Tours, créé en avril 1989, est un lieu de création, de recherche et de formation spécifique pour la danse contemporaine. De 1989 à 2011, ce lieu a été dirigé par Jean-Christophe Maillot (1989-1993), Daniel Larrieu (1993-2002) et Bernardo Montet (2003-2011), chacun lui donnant une couleur différente selon les projets artistiques mis en place. En janvier 2012, la nouvelle direction du CCNT a été confiée à Thomas Lebrun.

Le projet de Thomas Lebrun est guidé par une volonté de faire découvrir la danse dans toutes ses nuances et ses diversités et de favoriser l’ouverture, notamment les dialogues entre danse et musique. Lieu ouvert et fédérateur, le CCNT propose ainsi une saison reflétant ce désir d’ouverture : des rendez-vous réguliers, des découvertes, des œuvres de chorégraphes émergents ou de renom, un festival, au mois de juin, imaginé autour d’une thématique. Le choix de ne pas cloisonner le spectateur dans une seule pensée de la danse, et de l’amener ainsi à en découvrir, en apprécier, toute l’étendue et la diversité, motive toutes les autres composantes du projet : les accueils-studio, la formation professionnelle et l’accompagnement des danseurs amateurs, également la sensibilisation de tous les publics à l’art chorégraphique. Thomas Lebrun souhaite un CCNT à l’image de sa démarche chorégraphique : ouvert et réactif, à l’écoute d'un public toujours à redynamiser, rendre curieux, intéressé et tolérant. Un lieu à l’écoute de l’évolution du monde et des synergies artistiques qui l’entourent. Un lieu porteur d’émotions, moteur de discussions et de découvertes. Un lieu dynamique et actif, désireux de perspectives, de désirs et de surprises.

Thomas Lebrun

Interprète pour les chorégraphes Bernard Glandier, Daniel Larrieu, Christine Bastin, Christine Jouve ou encore Pascal Montrouge, Thomas Lebrun fonde la compagnie Illico en 2000, suite à la création du solo Cache ta joie !. Implanté en région Nord – Pas de Calais, il fut d’abord artiste associé au Vivat d’Armentières (2002-2004) avant de l’être de 2005 à 2011 auprès de Danse à Lille / Centre de Développement Chorégraphique.

On prendra bien le temps d’y être, La Trêve(s), Les Soirées What You Want?, Switch, Itinéraire d’un danseur grassouillet ou La constellation consternée sont autant de pièces que d’univers et d’esthétiques explorés, allant d’une danse exigeante et précise à une théâtralité affirmée.

Thomas Lebrun signe par ailleurs plusieurs co-écritures, notamment avec Foofwa d’Imobilité (Le show / Un twomen show), Cécile Loyer (Que tal !) et Radhouane El Meddeb (Sous leurs pieds, le paradis), et donne une place forte à l’enseignement et à la transmission. Il est intervenu entre autres au Centre national de la danse de Pantin et de Lyon, au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, à la Ménagerie de Verre, au Balletéatro de Porto, à la Formation du danseur interprète de Coline, etc.

Il chorégraphie également pour des compagnies à l’étranger, comme le Ballet National de Liaonning en Chine (2001), le Grupo Tapias au Brésil (un solo et – en 2009 dans le cadre de l’Année de la France au Brésil – un quintette), pour Lora Juodkaité, danseuse et chorégraphe lituanienne, dans le cadre de l’édition 2009 du New Baltic Dance Festival de Vilnius et de l’opération FranceDanse Vilnius organisée par CulturesFrance (Vilnius, Capitale de la culture 2009), pour 6 danseurs coréens dans le cadre d’une commande du Festival MODAFE pour l’ouverture de son édition 2012 à Séoul (opération FranceDanse Corée), et pour les danseurs de la compagnie Panthera à Kazan en Russie en 2015 (opération FranceDanse Russie). 

En juillet 2010, il répond à la commande du Festival d’Avignon et de la SACD (Les Sujets à Vif) avec la création du solo Parfois, le corps n’a pas de cœur.

En mai 2011, il crée Six order pieces, solo au croisement des regards de six artistes invités (Michèle Noiret, Bernard Glandier, Ursula Meier, Scanner, Charlotte Rousseau et Jean-Marc Serre) dans le cadre des Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis.

En mars 2012, il crée La jeune fille et la mort, pièce pour sept danseurs, un chanteur baryton et le quatuor Voce au Théâtre National de Chaillot. 

S’intéressant à trente ans d’amour dans le contexte du sida, sa création Trois décennies d’amour cerné est dévoilée en juin 2013 lors des Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis.

Pensée à destination des plus jeunes mais aussi de leurs parents, sa création Tel quel !, en décembre 2013, s’amuse de nos différences et ouvre la voie à la tolérance avec dynamisme et impertinence.

En juin 2014, Thomas Lebrun reçoit le Prix Chorégraphie décerné par le Conseil d’administration de la SACD.

Invité à l’occasion du 68e Festival d’Avignon dans le majestueux cadre du Cloître des Carmes, il crée Lied Ballet, une pièce en trois actes pour huit danseurs, un ténor et un pianiste en juillet 2014.

Dans le cadre de l’opération « Monuments en mouvement » initiée par le Centre des monuments nationaux, Thomas Lebrun crée Où chaque souffle danse nos mémoires, projet chorégraphique présenté au Château d’Azay-le-Rideau, au Château de Châteaudun et au Palais Jacques Cœur de Bourges en septembre 2015 et en tournée dans les monuments nationaux jusqu’en 2017.

 Il présente sa nouvelle création Avant toutes disparitions au Théâtre National de Chaillot en mai 2016.

 Thomas Lebrun est directeur du Centre chorégraphique national de Tours depuis janvier 2012.

Les anciens directeurs

Jean-Christophe Maillot étudie très tôt la danse et le piano au conservatoire de Tours puis rejoint l'École supérieure de danse de Cannes Rosella Hightower. Après l’obtention du Prix de Lausanne en 1977, il est engagé par John Neumeier au Ballet de Hambourg où il interprète pendant cinq ans, en qualité de soliste, des rôles de premier plan. Un accident met fin brutalement à sa carrière de danseur. En 1983, Jean-Christophe Maillot est alors nommé chorégraphe et directeur du Ballet du Grand Théâtre de Tours qui deviendra par la suite Centre chorégraphique national. Il crée pour cette compagnie près de vingt ballets et fonde en 1985 le Festival de danse « Le Chorégraphique ». En 1993, il est nommé directeur chorégraphe des Ballets de Monte-Carlo par S.A.R la Princesse de Hanovre. Son arrivée fait prendre un nouvel essor à cette compagnie de 50 danseurs. Il crée pour elle 30 ballets qui assureront une réputation internationale aux Ballets de Monte-Carlo et dont certains entreront au répertoire de grandes compagnies. Son travail chorégraphique personnel, à la fois narratif et abstrait, maintient ouvert le dialogue entre tradition sur pointe et avant-garde. Signe de cet esprit d’ouverture, il fonde en 2000 le Monaco Dance Forum, vitrine internationale de la danse qui propose des spectacles, des colloques, des masters classes, des tremplins pour les jeunes danseurs et des remises de prix. Depuis 2012, ce festival de danse multiforme constitue, avec la Compagnie des Ballets de Monte-Carlo et l’Académie Princesse Grace, la nouvelle structure : « Les Ballets de Monte-Carlo ». Elle est présidée par S.A.R. la Princesse de Hanovre et dirigée par Jean-Christophe Maillot.

Daniel Larrieu a fait ses débuts de danseur professionnel dans les années 1980 notamment auprès de Wes Howard, Anne-Marie Reynaud etOdile Azagury, et au sein de la compagnie Le Four solaire de Régine Chopinot (1982). En 1982, un prix au Concours de Bagnolet révèle l'originalité de son langage chorégraphique et il créé cette même année la compagnie Astrakan. En une dizaine d'années, il multiplie les expériences, en passant des jardins du Palais Royal où il répète, à la piscine d’Angers où il crée un surprenant Waterproof (1986), tentant à chaque fois de renouveler l’expérience de sa danse dans des rencontres chorégraphiques, plastiques, scénographiques et musicales variées. Considéré comme une figure marquante de la danse contemporaine française, il traverse ainsi l'aventure de la danse des années 80, ses expérimentations, ses audaces, ses lieux atypiques. En 1994, il reçoit du ministre de la Culture le Grand Prix National de la Danse et prend la direction du Centre Chorégraphique National de Tours. Pendant ces huit années à la tête du CCN, il créé : Mobile ou le miroir du château (1995) ; Delta (1996) ; JJJ (1996) ; On était si tranquille (1998) ; Feutre (1999) ; + qu’hier (2000) ; Idoménée (2001) ; Cenizas (2001) ; … Spectre(s) (2002). Il quitte le CCN en 2002 et retrouve sa compagnie à Paris. De 2010 à 2013, Il est artiste associé au Manège – Scène nationale de Reims, en partenariat avec l’Echangeur de Fère-en-Tardenois – CDC de Picardie. Daniel Larrieu est administrateur pour la danse à la SACD, Société des auteurs et compositeurs dramatiques, de 2006 à 2009 puis de 2012 à 2015.

Bernardo Montet / Après un passage à l’école Mudra de Maurice Béjart à Bruxelles, il poursuit sa carrière auprès de la chorégraphe Catherine Diverrès, et codirige avec elle le Centre chorégraphique national de Rennes jusqu’en 1998. A partir de 1997, Bernardo Montet s’entoure d’une équipe de collaborateurs fidèles : Tal Beit Halachmi, Taoufiq Izeddiou, Dimitri Tsiapkinis et Marc Veh, avec lesquels il compose un répertoire d’une vingtaine de pièces. Depuis Pain de Singe, solo fondateur imaginé avec le cinéaste Téo Hernandez (1987), il signe entre autres en 1997 Issê Timossé (avec la complicité de Pierre Guyotat, auteur et récitant), en 1998 Beau Travail (en collaboration avec Claire Denis), en 2001 Bérénice de Racine (coécrit avec Frédéric Fisbach), ou encore O.More (avec des musiciens gnawas) en 2002. En 2003, il devient directeur du Centre chorégraphique national de Tours et crée neuf pièces : Parcours 2C (vobiscum) (avec le plasticien Gilles Touyard) en 2004, Coupédécalé avec Eran Tzur pour la composition musicale (2005), Les batraciens s’en vont (2006) et Batracien, l’après-midi (2007), deux pièces réalisées avec Lorella Abenavoli pour la création électroacoustique, Apertae (2008), Switch me off (coécrit avec Thomas Ferrand, 2009), God needs sacrifice (2010), Isao (2010), un solo écrit pour et en collaboration avec la chorégraphe et danseuse malgache Gaby Saranouffi et Des Hommes (2011), pièce pour 7 interprètes, inspirée du scénario du Bagne de jean Genet. Depuis janvier 2012, Bernardo Montet est créateur associé au projet culturel de SEW (Salamandre, Entresort, Wart) à Morlaix.

FINANCEMENTS PUBLICS - SUBVENTIONS 2012

> DRAC Centre : 563.000 € (dont 30 000 € au titre de la sensibilisation)
> ville de Tours: 442.098 €
> région Centre : 205.000 € (dont 10.000 € au titre de la sensibilisation)
> département d’Indre-et-Loire : 85.000 €

ORGANIGRAMME

Danièle Guillaume : Présidente
Thomas Lebrun : Directeur

Camille d'Angelo : Administratrice Générale
Caroline Boussouf : Administratrice de production et de diffusion
Adrien Girard : Chargé de diffusion, des tournées et des actions pédagogiques en tournée
Mathilde Bidaux (en remplacement de Magali Peu-Duvallon jusqu’en mars 2016) : Chargée de production et de diffusion 
Nadia Chevalérias : Responsable de la communication et de la coordination des accueils studio
Marie-José Ramos : Secrétaire de direction, chargée de la billetterie et de la logistique 
Céline Jeannin : Responsable administratif et financier 
Maryline Calas : Comptable
Anaïs Miltenberger : Chargée de la coordination des actions de sensibilisation et du développement des publics
Emmanuelle Gorda : Artiste chorégraphique chargée de la sensibilisation et de la pédagogie
Martine Veillaux : Agent d’entretien 

Hervé Longchamp : Responsable de la gestion technique du bâtiment et du programme d’activité du CCNT
Jean-Marc Serre, Xavier Carré, Jean-Philippe Filleul : Régisseurs lumière et de tournée
Mélodie Souquet, Maxime Fabre et Vivien Lambs : Régisseurs son
Charlotte Rousseau : Régisseuse vidéo

Artistes chorégraphiques : Odile Azagury, Julie Bougard, Maxime Camo, Anthony Cazaux, Raphaël Cottin, Anne-Emmanuelle Deroo, Anne-Sophie Lancelin,  Daniel Larrieu, Matthieu Patarozzi, Léa Scher, Véronique Teindas, Yohann Têté, Julien-Henri Vu Van Dung

INFRASTRUCTURE

1 studio 
Surface : 274 m2 / largeur mur à mur : 20m / profondeur : 13.7m / hauteur sous grill fixe : 4,10m
Ouverture du cadre : 11.8m / hauteur du cadre : 3m 
Gradinage : 143 places